Les 15 livres français de l’année pour comprendre le numérique

L’équipe de l’Institut français s’associe pour vous recommander sa sélection des 15 livres indispensables à lire sur le numérique et parus en français, en 2020-2021. 

L’équipe de l’Institut français d’Estonie a sélectionné les 15 livres incontournables, parus en français en 2020-2021, pour approfondir les grands enjeux numériques

Afin de s’y retrouver autour de ces sujets passionnants mais souvent complexes, ces recommandations ont été classées autour de 4 catégories :

  • l’écologie et le numérique ;
  • les nouvelles configurations économiques ;
  • les mutations sociétales ;
  • des nouvelles de nos réseaux sociaux.

 

Ecologie et numérique

Le 5 janvier dernier, France Culture consacrait une émission sur les conséquences écologiques du numérique. Ce secteur serait responsable de 4% des émissions mondiales de CO2, alors que la consommation mondiale en infrastructures et en flux de données ne cesse de croître. Aussi, il faut poser une question urgente : celle de la conciliation entre la transformation numérique de nos sociétés avec la soutenabilité de notre planète.

Pour répondre à cet enjeu de première importance, 4 livres posent ce débat et apportent des clés de réponse

 
1/ Vincent Courboulay, Vers un numérique responsable, éd. Actes Sud, janvier 2021, 224 pages.

Derrière une image immatérielle, la révolution majeure qu’est le numérique a un impact considérable tant sur l’environnement qu’au niveau social. Aucun secteur d’activité n’a eu une incidence si systématiquement négative sur la planète tout au long de son existence, alors qu’il se présente drapé dans des habits de lumière. Pourtant le numérique en soi n’est ni bon ni mauvais. Il doit trouver sa place comme simple auxiliaire permettant aux citoyens de mieux vivre.

Vincent Courboulay est ingénieur et maître de conférences en informatique à La Rochelle Université. Depuis dix ans, il se spécialise dans le numérique responsable. En 2018, il fonde l’Institut du numérique responsable, dont il devient directeur scientifique. Il travaille actuellement sur la notion d’intelligence artificielle responsable.

 

2/ Frédéric Bordage, Sobriété numérique. Les clés pour agir, éd. Buchet-Chastel, 2019, 208 pages. 

Comment cet univers numérique a-t-il pu devenir aussi gras ? Dans quelle mesure est-il possible d’inverser la tendance ? Face à la crise écologique, comment faire du numérique un outil de résilience ? Quels sont les bonnes pratiques et les bons gestes ? Car tout n’est pas perdu, des pistes existent pour concevoir un avenir numérique plus sobre et responsable.

Frédéric Bordage est l’expert français de la sobriété numérique. Depuis quinze ans, il anime la communauté GreenIT.fr et aide de grandes entreprises privées et publiques à faire de la low-tech et de l’éco-conception des axes d’innovation et de performance.

 

3/ Florence Rodhain, Le numérique est-il écologique ?, éditions EMS, FNEGE 2020, 132 pages.

L’industrie des Technologies de l’Information et de la Communication est l’un des secteurs industriels les plus polluants et destructeur de la planète. Les injonctions à se diriger vers le « tout numérique » sont l’objet de manipulations, où les véritables motifs sont cachés : cachée la tentative de sauvegarder coûte que coûte un système qui nous entraîne vers le chaos, caché le fait que l’enfant est désormais considéré comme un consommateur plutôt que comme un apprenant… Se basant sur les travaux de recherche de l’auteure ainsi que ceux de l’ensemble de la communauté scientifique, cet ouvrage déconstruit cette pensée magique.

Florence Rodhain est docteure en Systèmes d’Information, Maître de conférences HDR à l’École polytechnique universitaire de Montpellier, co-directrice de l’unité de recherche « Systèmes d’Information » du laboratoire MRM. Auteure de plus de 200 publications scientifiques, elle a vécu et travaillé dans différents pays sur tous les continents, où elle a pu investiguer la question de l’incidence du numérique sur les écosystèmes, également en tant que membre du comité d’éthique de l’IRD jusqu’en 2018. Elle a encadré et fait soutenir plusieurs thèses de doctorat sur le sujet.

 

4/ Philippe Bihouix, L’Âge des low tech. Vers une civilisation techniquement soutenable, éd. Seuil, 2014, 336 pages. 

Face aux signaux alarmants de la crise globale – croissance en berne, tensions sur l’énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée – on cherche à nous rassurer. Les technologies « vertes » seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l’économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D. Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l’impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les « basses technologies ». Il ne s’agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. S’il met à bas nos dernières illusions, c’est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.

Philippe Bihouix est ingénieur. Spécialiste de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique, il est coauteur de l’ouvrage Quel futur pour les métaux ?, paru en 2010. Nous avons menti : ce livre n’est pas une parution de 2020-2021 mais face à l’importance du sujet, il nous est apparu nécessaire d’ajouter ce classique à notre sélection.

 

Les nouvelles configurations économiques

A l’échelle de l’humanité et du développement des techniques, l’arrivée d’Internet s’établit sur une fraction temporelle infime. Pourtant, en trois décennies, les systèmes d’information et la production de nos machines ont bouleversé l’écosystème existant et leurs modèles économiques. Sur cette nouvelle scène mondiale, des néo-acteurs sont devenus prépondérants et ont transformé les règles des marchés traditionnels. Un tour d’horizon de ces mutations en 4 livres incontournables

 

5/ Philippe Aghion, Céline Antonin et Simon Bunel, Le Pouvoir de la Destruction créatrice, éd. Odile Jacob, 2020, 448 pages. 

La destruction créatrice est le processus par lequel de nouvelles innovations viennent constamment rendre les technologies et activités existantes obsolètes. C’est le processus par lequel les emplois nouvellement créés viennent sans cesse remplacer les emplois existants. Ce livre invite le lecteur à repenser l’histoire et les énigmes de la croissance à travers le prisme de la destruction créatrice et à remettre en cause nombre d’idées reçues. Pourquoi les révolutions technologiques et l’automatisation créent plus d’emplois qu’elles n’en détruisent. (…) Pourquoi, avec des politiques publiques appropriées, la destruction créatrice ne nuit pas à la santé et au bonheur. Le Pouvoir de la destruction créatrice est à la fois une exploration des ressorts de la prospérité économique et un guide pour penser l’avenir du capitalisme.

Philippe Aghion est professeur au Collège de France, où il dirige la chaire Institutions, Innovation et Croissance, ainsi qu’à la London School of Economics et à l’Insead. Céline Antonin est économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques, maître de conférences à Sciences Po Paris et chercheuse associée au Collège de France. Simon Bunel est administrateur de l’Insee, économiste à la Banque de France et chercheur associé au Collège de France. 

 

6/ Pierre Louette, Des géants et des hommes. Pour en finir avec l’emprise des Gafa sur nos vies, éd. Robert Laffont, 2021, 324 pages. 

Ce livre a fait l’objet d’une chronique par Cédric Ô, secrétaire d’Etat chargé du numérique, qui lui consacre une note d’opinion dans l’une des pages des Échos, dans laquelle il dépeint l’ouvrage “comme un appel engagé à reprendre la main sur la part de nos destins collectifs et individuels aliénée à des entreprises privées dont l’intérêt ne saurait se fondre avec l’intérêt général“. Un indispensable, donc. 

Rendre le monde meilleur… Telle était la promesse des Google, Apple, Facebook et Amazon (les fameux « Gafa »), mais c’est surtout à leur profit qu’ils l’ont conquis. S’abreuvant du Big Data, leur nouveau pétrole, ces géants du Net jouissent d’une santé toujours plus florissante et d’une suprématie planétaire que les gouvernements ont bien du mal à faire vaciller.

7/ Cédric Durand, Techno-féodalisme. Critique de l’économie numérique, éd. La Découverte, 2020, 256 pages. 

Au début des années 2020, le consensus de la Silicon Valley se délite. Inégalités folles, stagnation de la productivité, instabilité endémique… la nouvelle économie n’est pas advenue. Les algorithmes sont omniprésents, mais ce n’est pas pour autant que le capitalisme s’est civilisé. Au contraire. La thèse de ce livre est qu’avec la digitalisation du monde se produit une grande régression. Retour des monopoles, dépendance des sujets aux plateformes, brouillage de la distinction entre l’économique et le politique : les mutations à l’œuvre transforment la qualité des processus sociaux et donnent une actualité nouvelle au féodalisme. 

Cédric Durand est économiste à l’université Sorbonne Paris-Nord. Ses recherches portent sur la mondialisation, la financiarisation et les mutations du capitalisme contemporain. Il a publié de nombreux articles sur ces thèmes. 

 

8/ Franck Bonot, Odile Chagny, Mathias Dufour, Florian Forestier, Désubériser, reprendre le contrôle, éd. du Faubourg, 2020. 

L’ubérisation est devenue un symbole : celui des transformations que le numérique impose à notre modèle social, remis en cause jusque dans ses fondements. Le salariat est-il en danger ? Faut-il au contraire l’imposer aux plateformes et à leurs travailleurs ? La précarisation généralisée est-elle le prix à payer pour ces innovations sans précédent ?

Franck Bonot est l’un des pionniers du dialogue social dans le secteur des VTC puisqu’il a participé dès 2015 à la création du premier syndicat de chauffeurs (le SCP-VTC). Cela l’a amené à être au premier plan des négociations avec les plateformes et les pouvoirs publics. Avec Odile Chagny, il co-anime le réseau Sharers and Workers. Consultant en relations sociales et ressources humaines, il préside l’association du Master Négociations et Relations Sociales de l’Université Paris-Dauphine.

 

Les mutations de la société

Après un tour d’horizon de la nouvelle configuration de l’économie et de ses acteurs, cap désormais sur les transformations sociétales à l’oeuvre dans cette nouvelle économie. Derrière nos écrans, c’est en réalité une société nouvelle qui se dessine, avec ses moeurs, son langage, sa politique et des dangers nouveaux qui émergent, par les nouvelles inégalités que le numérique produit ou par la surveillance qu’il induit. Ici encore, 4 livres permettent de saisir cette mutation sociale de notre monde. 

 

9/ François Saltiel, La société du sans contact. Selfie d’un monde en chute, Flammarion, 2020, 224 pages. 

Toute notre existence peut désormais se vivre derrière un écran. Le travail s’exécute à distance, l’amour se filtre sous algorithmes, et notre intimité se travestit sur les réseaux sociaux. Sous l’emprise d’une connexion permanente, nous nous éloignons paradoxalement les uns des autres. Uber a licencié 3 500 employés en quelques minutes via l’application de visioconférence Zoom ; Twitter envisage de proposer le « télétravail à vie » ; Google tente de privatiser des mégalopoles ; des individus esseulés tombent sous le charme de machines parlantes et des âmes endeuillées ressuscitent leurs morts en discutant avec l’avatar de l’être disparu. Rien n’échappe aux architectes de la Silicon Valley. Ces nouveaux maîtres du monde partagent de nombreuses valeurs, du transhumanisme, qui redéfinit les frontières de l’au-delà, à la philosophie libertarienne, qui sape les fondements de notre démocratie en mettant à mal la souveraineté des États.

François Saltiel est journaliste, réalisateur et producteur. Il officie chaque jour sur le plateau de 28′ sur Arte.

 

10/ Vincent Coquaz et Ismaël Halissat, La Nouvelle guerre des étoiles, éd. Kero, 2020, 234 pages. 

 

Combien de fois avez-vous été sollicités pour attribuer une note  ? Pensez à vos derniers achats en ligne, aux étoiles qu’on attribue à un chauffeur ou un livreur… on ne les voit même plus. Cette mode est aussi silencieuse qu’irrésistible  : hôpitaux, services publics, tous ont vocation à être comparés, classés. Mais, comme dans le privé, le système porte en germe de graves dérives.

Vincent Coquaz et Ismaël Halissat sont journalistes à Libération.

 

11/ Olivier Babeau, Le nouveau désordre numérique : comment le digital fait exploser les inégalités ?, éd. Buchet Chastel, 2020, 272 pages. 

On pensait que le numérique allait libérer les entreprises. En réalité, il assied la domination de quelques titans capables d’imposer leur loi. On pensait qu’il allait mêler les classes sociales en donnant à chacun sa chance. Hélas, il sépare les élites technophiles des populations déconnectées et sans avenir. On pensait qu’il allait renforcer la démocratie. Que voyons-nous ? Elle n’a jamais été aussi faible, prise en étau entre les dictatures ultramodernes et les revendications de minorités qui en sapent les bases.

Olivier Babeau est le président fondateur de l’Institut Sapiens, un laboratoire d’idées dédié à la réflexion sur la place de l’être humain dans le monde technologique qui naît. Il s’exprime régulièrement dans les médias et a écrit de nombreux ouvrages, dont Éloge de l’hypocrisie (Cerf, 2018).

 
 
12/ Olivier Tesquet, État d’urgence technologique, Comment l’économie de la surveillance tire parti de la pandémie ?, éd. Premier Parallèle, février 2021, 145 pages.

On a vu des officines de toutes tailles, hier positionnées sur le juteux secteur de la sécurité, pivoter vers un nouvel impératif, celui de la traque des corps malades – un levier encore plus puissant que la lutte contre le terrorisme. Des applications de traçage, de “suivi des contacts”, ont été développées un peu partout, misant sur le numérique pour endiguer la course du virus. Dans le ciel, des drones sortis d’un futur proche ont fait respecter le confinement. On a confié à des caméras le soin de s’assurer du port du masque et du respect de la distanciation sociale. La crise sanitaire a mis au jour la présence de ces dispositifs de surveillance toujours plus nombreux, dont elle a dans le même temps assis la légitimité et accéléré la banalisation. On me demande souvent s’il faut craindre la généralisation d’une surveillance dite de masse ; et s’il s’agissait plutôt d’une massification de la surveillance ?

Né en 1987, Olivier Tesquet est journaliste à Télérama. Depuis dix ans, il s’intéresse à la façon dont le numérique, et plus particulièrement la surveillance, recompose notre environnement. Il a produit et animé l’émission « Tout est numérique » à l’été 2018 sur France Inter et a reçu le Prix Relay de la meilleure enquête en 2019. Il est également l’auteur de Comprendre WikiLeaks (Max Milo, 2011) et coauteur de Dans la tête de Julian Assange (Actes Sud, 2020).

 

Des nouvelles de nos réseaux sociaux 

Et enfin, une sélection de 3 livres pour comprendre des outils que nous utilisons quotidiennement. De part et d’autre de nos écrans, ces livres emportent le lecteur dans les coulisses de Twitter et de Wikipédia,  avant de poser une question : faut-il ou non sortir des réseaux sociaux ? 

 

13/ Rémi Mathis, Wikipédia. Dans les coulisses de la plus grande encyclopédie du monde, éd. First, janvier 2021.

Pénétrez dans les coulisses de la plus grande encyclopédie du monde ! Qui décide des règles de Wikipédia ? Certains articles peuvent-ils être censurés ? Y a-t-il un rédacteur en chef ? Quel est le modèle économique qui la régit ? Combien y a-t-il d’articles à ce jour ? Qu’est-ce qu’un wikipédien ? Nous l’utilisons tous les jours, et pourtant elle reste très mystérieuse à nos yeux. Certains en sont adeptes, d’autres l’accusent de tous les maux.

En 2020, l’encyclopédie Wikipédia a fêté ses 20 ans, avec plus de 2 millions d’articles publiés. Rémi Mathis, président du conseil scientifique de Wikimédia France de 2014 à 2017, connaît l’encyclopédie mieux que personne. Il répond dans ce livre à toutes les questions que vous vous êtes toujours posées sur l’encyclopédie libre.
 
 
14/ Samuel Laurent, J’ai vu naître le monstre – Twitter va-t-il tuer la #démocratie ?, éd. Les Arènes, février 2021, 240 pages.

Journaliste, Samuel Laurent est tombé dans le chaudron de Twitter dès la création de « l’oiseau bleu ». Promesse d’une démocratie sans filtre, le réseau apparaissait comme une source inédite de sujets, de témoins et de voix nouvelles. Dans un témoignage puissant, en forme d’avertissement, Samuel Laurent enquête sur le monstre qu’est devenu Twitter, un réseau où chacun s’invente une vérité, où l’indignation vertueuse et la manipulation règnent. C’est pourtant là que les politiques et les journalistes scrutent le moindre mouvement d’opinion, au risque de créer des « bulles d’information » qui s’auto-alimentent.
Au point de tuer la démocratie ?

 
15/ Dominique Boullier, Comment sortir de l’emprise des réseaux sociaux, éd.Le Passeur, octobre 2020, 304 pages.

Les notifications, alertes, messages courts, scores de publication des réseaux sociaux sollicitent notre attention de façon permanente et accélérée en encourageant notre engagement, c’est-à-dire la propagation à haute fréquence de messages nouveaux et saillants, toujours plus choquants, violents ou étranges. Leur modèle économique repose entièrement sur ce « réchauffement médiatique ».

Dominique Boullier est sociologue et linguiste, spécialisé dans le numérique et l’économie de l’attention. Il a dirigé et créé de nombreux laboratoires dont celui des usages Lutin à la Cité des Sciences. Il a enseigné dans plusieurs écoles d’ingénieurs (UTC, EPFL) et poursuit sa carrière comme professeur des Universités à Sciences Po Paris.

 

… En bonus : deux best-sellers enfin traduits en français. 

On ne pouvait pas achever cette sélection sans mentionner la traduction en français, cette année, de 2 ouvrages qui ont marqué le monde entier. Deux visions du numérique… Antagonistes ?

 

1/ Shoshana Zuboff, L’Âge du capitalisme de surveillance, Traduit de l’anglais par Bee Formentelli et Anne-Sylvie Homassel, éditions Zulma, octobre 2020, 864 pages.

Shoshana Zuboff est professeure émérite à la Harvard Business School et professeure associée à la Harvard Law School. La publication de L’Âge du capitalisme de surveillance a fait l’effet d’un tsunami. Il est aujourd’hui traduit dans une vingtaine de pays.

Tous tracés, et alors ? Bienvenue dans le capitalisme de surveillance ! Les géants du web, Google, Facebook, Microsoft et consorts, ne cherchent plus seulement à capter toutes nos données, mais à orienter, modifier et conditionner tous nos comportements : notre vie sociale, nos émotions, nos pensées les plus intimes… jusqu’à notre bulletin de vote. En un mot, décider à notre place – à des fins strictement lucratives. Des premiers pas de Google au scandale de Cambridge Analytica, Shoshana Zuboff analyse cette mutation monstrueuse du capitalisme, où la souveraineté du peuple est renversée au profit non pas d’un État autoritaire, comme on pourrait le craindre, mais d’une nouvelle industrie opaque, avide et toute-puissante, menaçant dans une indifférence radicale notre libre arbitre et la démocratie.

 

2/ Bill Gates, Climat : comment éviter un désastre. Les solutions actuelles, les innovations nécessaires, traduit de l’anglais par Raymond Clarinard, éditions Flammarion, février 2021, 384 pages.

Dans ce livre urgent, Bill Gates propose un vaste plan à la fois pragmatique et accessible pour atteindre le zéro carbone à temps et éviter ainsi une catastrophe climatique. Il expose très clairement les défis auxquels nous sommes confrontés. S’appuyant sur sa compréhension de l’innovation et de ce qui est nécessaire pour introduire de nouvelles idées sur le marché, il décrit les domaines dans lesquels la technologie contribue déjà à réduire les émissions, il expose les moyens de rendre la technologie actuelle plus efficace, tout en présentant les technologies de pointe nécessaires et ceux qui travaillent sur ces innovations essentielles. Enfin, il présente un plan concret pour atteindre l’objectif zéro carbone – non seulement les politiques que les gouvernements doivent adopter, mais aussi ce que nous pouvons faire en tant qu’individus pour que notre gouvernement, nos employeurs et nous-même participions à cette entreprise décisive.

 

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